Un bon film pour ce dimanche : Joe Kidd


Je vous ai brièvement causé la dernière fois du western Zapata, ces films italiens plutôt engagés où l’on retrouve la révolution mexicaine comme toile de fond. Ce coup ci on garde les mexicains, mais c’est tout, parlons un peu de Joe Kidd (1972) !

  • Le bon vieux Clint, qui a une fois de plus la classe !

    Le bon vieux Clint, qui a une fois de plus la classe américaine !

    Situation et contexte

Joe Kidd est un western réalisé par John Sturges, c’est un film américain mais qui fait parti de cette génération de westerns post-spaghetti (si l’ont peut dire). Après le passage au bulldozer des italiens sur le genre du western, plus rien ne sera pareil, les réalisateurs américains s’émancipent des clichés façon John Wayne et laissent place à de vrais personnages (attachants ou répugnants), et des héros qui ne sont pas obligatoirement des justiciers, des shériff ou des soldats. Enfin voila les Italiens n’ont pas fait que nous voler la coupe en 2006, c’est bon à savoir.

Pour Joe Kidd c’est l’ami Clint Eastwood qui s’y colle, et incarne le personnage principal (Joe Kidd donc). Le gars est une espèce de routard qui connait parfaitement la montagne et est désigné unanimement comme un chasseur hors-pair. Mais comme la chasse c’est pas un boulot à plein temps, le garçon s’arsouille sévère et finit en taule régulièrement pour avoir foutu le bordel au saloon du coin.

Clint et sa copine, pas très jolie faut le dire !

Clint et sa copine, pas très jolie faut le dire !

L’action se situe à « Sinola », un bled entouré de montagnes au Nouveau Mexique. Pour situer le contexte rappelons qu’une guerre assez meurtrière et déséquilibrée a eu lieu entre les Etats-Unis et le Mexique, entre 1846 et 1848. D’un coté des ricains armés de fusils sortis de leurs fabriques, de l’autres les mex’ avec des mousquets anglais ridicules. Bon sans surprises c’est les premiers qui gagnent et s’arrangent un traité qui leur fait gagner  1 300 000 km² de territoire, territoire équivalent à 6 états (Arizona, Colorado, Californie, Nevada, Nouveau-Mexique et Utah). Forcement les paysans mexicains l’ont dans l’os et se font confisquer leurs terres qui finissent aux mains de grands propriétaires gringos.  Deux choix s’offrent à eux : partir vers ce qui reste du Mexique, se refaire une vie en partant de rien, ou rester et bosser se faire exploiter pour par les américains. Forcement, il finit par y avoir des gens qui en ont ras le bol et des mouvements de demande de reconnaissances venant des paysans mexicains se font de plus en plus revendicatif. Et justement là dans le film qui nous intéresse c’est le cas !

TW JK4

Une bonne binch’ dans une main, une pétoire dans l’autre, il est 9h, pour Joe Kidd la journée commence bien !

  • Le film, vite fait !
Luis Chama (derrière) et Joe Kidd ! "Belle moustache Luis" - "Merci Joe, t'es pas mal non plus tu sais ?"

Luis Chama (derrière) et Joe Kidd ! « Belle moustache Luis » – « Merci Joe, t’es pas mal non plus tu sais ? »

Je vous le disais plus haut, Joe Kidd c’est un baroudeur et un soûlard. Le film commence donc avec sa sortie de taule pour aller payer ses amendes au tribunal (bagarre, violence sur représentant de la loi, destruction, enfin bref un lendemain de bonne soirée).

Bon, au tribunal c’est le bordel, y a Luis Chama, le chef des paysans contestataires, qui arrive pour prendre le juge en otage et réclamer la restitution de leurs terres. Forcément Joe Kidd dénoue l’histoire tranquillement et tout le monde est content. Le film pourrait s’arrêter là sauf que Frank Harlan, le grand propriétaire du coin, arrive, fait libérer Joe et veut l’embaucher pour courir la montagne et débusquer un gros gibier qui lui cause du tort (Luis Chama en vrai). Le gars Joe refuse tout net, mais une série d’événements le conduisent à accepter, et les voila partis vers l’aventure… Sur le chemin on trouvera une gonzesse, un curé, des mexicains gentils, des mercenaires méchants et de bonnes bagarres !

Joe Kidd restera-t-il insensible face aux méthodes de pourris de Frank Harlan pour trouver Luis Chama ? Sans trop briser le mystère j’vous annonce que non, et c’est ça qui en fait un bon film !

Pour « Ca Tire », Jojo l’D’émago !

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