Cullen Baker, héros ou salaud ?


Depuis la mise en sommeil de « Ça Tire » de nouveaux sets ont fait leur apparition. Comme de bien entendu le dernier set arrivé rend l’ancien obsolète, et c’est tout naturellement que tous les duellistes soucieux de faire des morts se sont mis en quête des vêtements de Cullen Baker. Mais qui était cet homme qui vous habille désormais ?

Cullen Baker.

Cullen Baker.

Pour simplifier avançons directement le fait que Cullen Baker était un bandit, mais un vrai. Il semble être une figure emblématique du Far-West, mais sa réputation n’a pas trop dépassé les récits folkloriques nord-américains, pour preuve on ne trouve pas grand chose en français sur lui. Pas grave on sort le Harraps et on s’enfourne la page wikipedia anglaise.

Il en ressort que Cullen Baker a vécu entre le Texas et l’Arkansas, qu’il est devenu bagarreur et alcoolique très jeune et s’est marié à 20 ans. Jusque là tout allait bien, il était dans la norme (nord-américaine). Là où ça commence à déraper c’est lorsque peu après son mariage il s’embrouille avec un type qu’il va fouetter jusqu’aux limites de la mort. Forcément ça ne passe pas inaperçu et un témoin plaide contre lui. Et c’est donc tout naturellement que Cullen Baker va tuer son premier homme, à coup de fusil de chasse. Un coup dans chaque jambe et le pauvre garçon reste à gémir quelques jours avant de mourir.

Après ce premier meurtre il commence à se balader et sa réputation le suit. Dans l’Arkansas, une certain Beth Warthom commence à parler de lui un peu trop fort. Du coup il va lui rendre visite et commence à la battre. Le mari de la dame intervient, pour se prendre un bon coup de couteau par notre cher ami. Pour fêter ça Cullen Baker retourne au Texas et se marie de nouveau (sa première femme étant décédée).

Un soldat confédéré posant avec son fusil de chasse, ce qui semble avoir été l'armée favorite de Cullen Baker.

Un soldat confédéré posant avec son fusil de chasse, ce qui semble avoir été l’armée favorite de Cullen Baker.

S’en vient ensuite la Guerre de Sécession. Cullen Baker s’engage dans l’armée confédérée (beh oui, il est Texan) puis déserte pour rejoindre une bande en charge de poursuivre les déserteurs de la même armée. Si quelqu’un comprend la logique qu’il m’explique.

Logique de bande et période de guerre, la troupe de Cullen commence à se friter régulièrement avec une autre bande locale et la décime. Baker perpetue alors un de ses premier massacre : Le Massacre de Saline.

Tout part de pas grand chose : une poignée de colons fuient la région en guerre pour aller s’installer dans un coin plus tranquille. Mais Cullen Baker et ses potes y voient là un grave acte anti-patriotique et les rattrapent au bord de la rivière Saline. Pan ! Une balle pour le meneur. Contre la promesse de ne tuer personne d’autre Cullen Baker persuade le reste des migrants de faire marche arrière, eux, bonnes poires, le font. Et re-Pan ! Neuf autres morts histoire de marquer le coup.

 

Vers la fin de la guerre, l’Arkansas est occupé par les troupes du Nord qui y laissent en faction des régiments composés d’ancien esclaves « libérés », ce qui semble être un grave traumatisme pour Cullen Baker qui en tuera quatre dans un saloon pour un simple contrôle d’identité.

La suite de sa vie est un peu redondante, entre meurtres de soldats et de noirs, coup d’éclat en bande, viols et vols en tous genre, notons simplement qu’ils s’associent avec une poignée de types qu’il ne connaît pas pour aller « punir » un fermier employant des esclaves affranchis dans son ranch. Normal…

Sa bande se sépare, suivant plutôt son associé, et Cullen se retrouve presque seul, à chevaucher avec son pote « Dummy » Kirby (Kirby le Crétin, sympas le surnom) et meurt. Mais là, deux versions

– selon certains le père de sa seconde femme les accueille et les empoisonne. Une mort de loser.

– selon d’autres un instituteur amoureux de sa femme lui tend une embuscade et le flingue. Presque plus héroïque sauf que se faire plomber par un instit’ après un tel parcours… Bof.

Il est amusant de savoir que Cullen Baker a été reconnu de son vivant comme un des premier « As de la Gâchette » (Gunfighter en anglais), titre honorifique à l’époque, où loin des clichés tout le monde pouvait se balader avec un colt et où donc il fallait une vraie adresse à l’engin pour se faire remarquer. Voila on peut aussi dire qu’un film semble lui avoir été consacré : La Mula de Cullen Baker (1971). C’est Mexicain, pas sur que ça se trouve en français.

Voila, c’est bien sympas de se ruiner dans le jeu comme dans la vraie vie pour rester à la page niveau fringues de duel, mais c’est quand même plus sympas quand on sait de qui on porte les sapes, non ? Non ? Mouais, sur ce coup là le personnage en question craint vraiment. On est à court de références dans l’West ?

Pour « Ça Tire », Jojo l’Démago

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